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L’OCDE a organisé à Paris la 8ème édition du Forum mondial sur le développement, consacré cette année aux  Objectifs du développement durable (ODD). Bilan de l’évènement avec Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l’OCDE et directeur ad interim de la Direction de la coopération pour le développement de l’OCDE à Paris.

 

Que faut-il retenir, selon vous, du forum sur le développement qui s’est tenu à Paris le 31 mars dernier ?

Trois points importants ont été abordés. Tout d’abord, le financement du développement, indispensable, pose la question de savoir comment maximiser la réponse que les gouvernements doivent apporter afin de financer des questions multiples, avec une gamme d’outils elle aussi variée. La ressource la plus importante vient des impôts nationaux. Le cadre général s’est amélioré ces dernières années, mais restent  des pays où la capacité fiscale est trop faible. Ensuite viennent les investissements étrangers (189.6 milliards de US$ en 2014), les transferts des migrants (USD 373.7 milliards US$ en 2014),  l’aide publique au développement (APD) (137.2 milliards US$ en 2014) et la philanthropie. Il est important de déterminer les synergies et les arbitrages entre les différentes ressources.

Deuxième point : bien que l’on discute de l’universalité des ODD, la dimension nationale et continentale de leur mise en œuvre compte beaucoup. Des contextes différents sont à prendre en compte, pour adapter ces stratégies et leur concrétisation.

Troisième point : les progrès dans l’atteinte des ODD ne peuvent pas être uniquement sectoriels. Il faut coordonner les différentes interventions, surtout dans les pays en développement.

Les pays à faibles ressources fiscales sont-ils surtout en Afrique ?

Les situations sont contrastées en Afrique, comme en Asie du Sud-Est et en Amérique latine, une région où l’on trouve des pays capables de mobiliser des ressources fiscales équivalentes à 30 % du PIB (au Brésil, en Argentine et en Uruguay par exemple), un niveau comparable à celui des pays de l’OCDE. La moyenne latino-américaine de mobilisation des ressources fiscales est toutefois à 21,7 % du PIB, et certains pays comme le Guatemala et le Mexique en sont encore loin avec 12 % ou 13 % du PIB. Il en va de même en Afrique, où des pays comme le Maroc ont augmenté leur capacité fiscale : le ratio impôts-PIB du Maroc est passé de 23,6% à 28,5% entre 2000 et 2014, alors que d’autres – comme le Rwanda et le Cameroun – il reste faible.

Les ODD posent-ils la question de la cohérence des politiques publiques ?

 Voilà des décennies que les mécanismes d’intervention publique fonctionnent de façon sectorielle dans les pays OCDE ainsi que dans d’autres pays. Aujourd’hui, on se demande souvent quel type d’approche  doit avoir le secteur public. Avec les programmes de développement, il semble clair qu’il est préférable de partir des problèmes, qui ne se présentent pas nécessairement organisés secteur par secteur. Lorsqu’on évoque le secteur informel, la pauvreté ou le genre, on parle de phénomènes transversaux qui appellent une réponse et une action multidimensionnelles. Quant aux politiques publiques, les synergies et complémentarités sont très évidentes, il suffit de réfléchir aux investissements en infrastructures qui ont besoin d’être coordonnés entre eux : la construction d’une école, par exemple,  demande une coordination en matière de transports et en connexion en termes de télécommunications.

Comment sortir de l’approche sectorielle ?

L’OCDE fait sa part du travail, en expérimentant depuis quatre ans les examens multidimensionnels par pays, dans des pays comme  le Myanmar, la Côte d’Ivoire et l’Uruguay. Cette nouvelle méthodologie suppose que l’on ne parle pas seulement de la croissance, mais aussi du bien-être et de la meilleure combinaison de politiques susceptibles de résoudre les obstacles au bien-être. Des stratégies sont à élaborer, et pas seulement des politiques sectorielles, portant par exemple sur la santé ou l’éducation.

Les problèmes de cohérence se situent-ils aussi entre les politiques nationales et les priorités des bailleurs de fonds ?

 Il faut souligner tout d’abord les problèmes de cohérence à l’intérieur des pays donateurs eux-mêmes. Les politiques d’APD et les politiques nationales dans les pays développés ne vont pas toujours dans la même direction. Du coup, on peut aider des pays en développement tout en créant des obstacles à leur développement. Un exemple bien connu : on accorde des aides pour développer les zones rurales en Afrique, mais on peut créer des obstacles qui empêchent les  produits africains d’avoir accès à nos marchés.

Des problèmes de cohérence se retrouvent aussi dans les pays en développement, qui se concentrent parfois sur des approches bureaucratiques  et non sur les goulots d’étranglement qui font obstacle au développement. Par exemple, lorsqu’on souhaite développer une région de l’intérieur, on s’occupe seulement des politiques agricoles, sans prendre en compte une économie rurale qui peut très bien ne pas être que strictement agricole. Du coup, les interventions sont limitées.

En troisième lieu se pose la question de l’articulation des politiques publiques des pays en développement et de l’APD. Beaucoup d’efforts sont faits, avec des impacts différents. Les lieux de négociation ouverts pour en discuter ne sont pas pleinement à l’œuvre.

 Peut-on être sous programme du Fonds monétaire international (FMI) et avoir les politiques sociales qui permettent d’atteindre les ODD ?

Tout dépend des contraintes du pacte défini avec le FMI. Il est vrai qu’il y a eu de la rigidité dans le passé. La raison était qu’on envisageait des solutions égales pour tous les pays, sans prendre en compte les trajectoires spécifiques des économies nationales. Aujourd’hui, les choses ont changé. Des réflexions sont en cours au sein des organismes internationaux, sur la nécessité d’apprendre des erreurs du passé.

Existe-t-il une volonté de plus en plus marquée dans les pays en développement de s’autofinancer ?

Personne n’aime dépendre du financement d’un organisme international et de conditionnalités externes. Il en va souvent de la nécessité. Bien sûr, les pays souhaitent leur autonomie financière, pour n’avoir recours à l’aide internationale que dans des conditions exceptionnelles. Certains efforts ont permis de rendre les organisations internationales plus fonctionnelles. L’Union africaine (UA) et beaucoup d’organismes régionaux essaient d’aider leurs membres à aller dans cette direction. C’est possible : au cours des 20 dernières années, beaucoup de pays ont bénéficié de la croissance économique de la Chine et de l’Inde, devenues des partenaires importants, et en ont tiré plus d’autonomie fiscale. Je pense au Chili comme au Maroc.

Les ODD pêchent-ils par excès d’ambition ?

 Les ODD définissent une carte routière, le problème est de savoir comment elle sera utilisée par les différents pays. Il paraît utopique de croire que les pays en développement pourront avancer avec le même rythme dans la totalité des 169 cibles. Les pays dits « en développement » le sont précisément parce qu’ils n’ont pas la capacité de se battre sur tous les fronts à la fois. Le point crucial porte sur la mise en œuvre des ODD, la définition des stratégies établissant des priorités et des calendriers. Les ODD donnent une direction, et le rythme du trajet vers ces objectifs doit être défini de façon précise par chaque pays.

Quelles sont les grandes discussions du moment en matière de développement ?

Elles portent, nous l’avons dit, sur le financement, mais aussi sur les tendances démographiques en cours, en particulier en Afrique. L’augmentation de la population sur ce continent sera sans précédent mondial, avec des conséquences qui  ne seront pas seulement africaines mais concerneront le monde entier.

Autre question importante : comment renforcer les classes moyennes et faire en sorte qu’elles ne soient plus vulnérables, comme en Afrique, où elles peuvent encore reculer dans la pauvreté – un risque porteur de tensions. En découle la question de la confiance dans les gouvernements et les administrations publiques – des thèmes fondamentaux qui débouchent sur la question plus large de la gouvernance.

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