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De passage à Dakar, Sacha Poignonnec, co-fondateur de Jumia a tenu à partager son expérience avec un public composé d’étudiants, de professionnels et d’acteurs du e-commerce local. 

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Le Mandat- Après des années de report, le processus de renouvellement des instances de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) a été lancé le 16 mars 2016.

 

Pourquoi êtes-vous candidat à la présidence de la chambre de commerce et d’industrie ?

Ma candidature procède d’une démarche qui a été mûrement réfléchie et préparée. En effet, mon parcours professionnel et humain m’a régulièrement conduit à défendre des causes d’intérêt général. C’est ce qui m’a amené à m’occuper de ma corporation la pharmacie, notamment en tant que Président de l’Ordre des pharmaciens, d’abord de Côte d’Ivoire puis de l’UEMOA et enfin d’Afrique. Dans la même logique, j’ai accepté la fonction bénévole de Président du Comité national de soutien aux Eléphants (CNSE) depuis 2011, et j’ai créé et promu de nombreuses ONG dans le domaine humanitaire.

Sur tous ces engagements, j’ai eu un relatif succès si j’en juge par les appréciations que j’ai pu lire ou entendre. Il m’a paru judicieux d’étendre à la sphère économique à laquelle j’appartiens, tout ce que ce que j’ai pu faire pour ma profession, le sport ou l’humanitaire. On le sait, Je suis patron d’entreprise et entrepreneur, j’ai emmagasiné depuis plus de 20 ans d’activité une somme d’expériences et de connaissances sur les problématiques du monde économique. C’est ce qui m’a conduit à m’investir dans ce challenge pour faire entendre la voix des entreprises afin d’aider l’Etat à mettre en place le meilleur environnement possible pour le développement des entreprises.

Quelles sont les missions de la Chambre de commerce et d’industrie ?

Beaucoup de personnes se méprennent sur ce qu’est la Chambre de commerce et d’industrie. C’est d’abord une institution d’état puisque créée par décret. Elle est placée sous la tutelle du ministère en charge du commerce et celui de l’industrie. Ce n’est donc ni un syndicat, ni une organisation professionnelle privée qui se fixe librement les objectifs qu’elle veut. C’est une institution dont les missions sont définies dans le décret qui l’organise. Je résume ces missions qui sont, pour les principales, de quatre ordres : la représentation des opérateurs économiques, l’appui aux entreprises, la formation des hommes et la formation aux métiers des entreprises et enfin la quatrième, la création et la gestion d’équipements et de services dits concédés qui sont des services d’intérêt collectif. 

Par représentation des entreprises, il faut comprendre le fait d’être leur porte-voix auprès des autorités, un rôle de d’intermédiation entre les pouvoirs publics, détenteurs du pouvoir de décision et les entreprises qui sont émettrices de préoccupations. Il y a donc une dimension d’interpellation des autorités qui est extrêmement importante, chose sur quoi, en son temps, le Président Jean-Louis Billon s’était particulièrement illustré. La Chambre de commerce participe par ailleurs aux discussions sur les principales décisions que l’Etat est amené à prendre et qui concerne l’environnement économique, notamment les lois de finances annuelles. La chambre de commerce représente une sorte de parlement des entreprises.

Quels sont vos projets ?

Je veux faire de la nouvelle CCI une véritable force d’imagination et de propositions pour contribuer aux évolutions des règles permettant d’améliorer l’environnement administratif, fiscal et social des entreprises. Améliorer l’accès aux financements pour les entreprises par la création d’un mécanisme de garantie sous l’égide de la CCI, valoriser les filières porteuses de développement, promouvoir le « made In Cote d’ivoire » par l’organisation de foires commerciales, créer un grand centre d’exposition, mettre en place une pépinière pour couver les jeunes entreprises, et aider au renforcement des capacités managériales des entrepreneurs ivoiriens par des formations adaptées.

Je ferai de la CCI le relai des attentes de ses membres élus, de ses ressortissants et des pouvoirs publics afin que ces attentes soient prises en compte dans toutes les décisions touchant au monde économique.

Est-ce que vous envisagez des projets spécifiques au monde des commerçants ?

Tout ce que je viens de vous énumérer comme éléments de mon programme concernent pour beaucoup les commerçants. Ils sont donc largement pris en compte. D’ailleurs tout le monde est commerçant d’une certaine manière, car quelle que soit ce que nous fabriquons ou achetons, dés lors que nous le vendons, nous accomplissons un acte de commerce. Ce que j’ai indiqué plus haut s’applique donc aussi aux commerçants auxquels vous pensez.

Vous avez décidé (M. Parfait Kouassi et Touré Faman) de vous mettre ensemble pour briguer la présidence de la CCI-CI. Quelles sont les raisons de cette union ?

Ce rapprochement est intervenu d’une façon relativement naturelle. Parce que les textes qui régissent la chambre ont fondamentalement changé. Peu de personnes ont réalisé l’intérêt et la portée de ce changement. Jusqu’alors, la Chambre de Commerce était dirigée par un président unique qui mettait ensuite en place toute son organisation. Les nouveaux textes de la Chambre qui entrent vigueur à partir de cette élection ont changé la donne, en mettant en place un exécutif à deux têtes. Un président et un Premier vice-président qui sont élus ensemble en ticket par le même collège électoral et qui sont chargés ensemble de conduire la politique de la Chambre. Nous avons estimé que cette évolution fondamentale dans la structuration de la Chambre méritait une approche différente dans l’appréhension de l’élection. La réflexion a conduit à nous dire, Mr Faman et moi, qu’il serait judicieux de nous allier, car nous avions des qualités complémentaires. Lui, apportant son expérience de la chambre, car il est élu actuel de la Chambre, rompu aux arcanes et à la pratique de l’Institution, et moi apportant mon regard extérieur neuf et mes idées novatrices. Cette alliance nous a paru pertinente pour faire bénéficier de ces deux expériences complémentaires au monde économique. C’est ce qui a motivé ce rapprochement dans lequel nous créons une corbeille commune enrichie de nos deux visions et nos deux projets. Je précise qu’à l’heure actuelle, nous n’avons pas discuté du positionnement de chacun parce que l’élection à la Chambre se tient en deux étapes. L’élection à la présidence ne se passe qu’en fin d’étape, la dernière. Pour le moment, nous sommes comme des aspirants à être des députés. Nous devons nous faire élire d’abord. Une fois que nous serons élus, en fonction du poids de chacun qu’aura révélé le scrutin, nous déterminerons le positionnement de chacun sur le ticket pour dire qui est président et qui est premier Vice président. Sachez cependant que quel que soit le positionnement de chacun, nos projets communs constitueront la feuille de route de la nouvelle chambre, si nous gagnons. Nous pensons que cette démarche qui met en avant la richesse d’un projet plutôt que l’acharnement à un positionnement personnel, nous pensons que cela est positif pour le monde économique, l’environnement des affaires et la sérénité de ces élections.

Voulez-vous poussez les Ivoiriens à entreprendre ? 

Oui mon rêve aujourd’hui, c’est de faire passer les Ivoiriens de cette culture de fonctionnariat, de salariat. L’Ivoirien, aujourd’hui, quand il sort de l’école, a pour premier réflexe, non pas de mettre en valeur une idée ou de créer son entreprise, mais de trouver du travail, de préférence dans les structures publiques et ensuite, dans le privé. L’Ivoirien n’a pas le réflexe d’essayer de créer quelque chose à partir des capacités qu’il a acquises pendant sa formation. Notre objectif est de promouvoir les capacités d’entreprendre des Ivoiriens. C’est pourquoi nous parlons de promotion des entreprises, de promotion de l’entreprenariat. Nous voulons avoir des dizaines voire des centaines de Jean Kacou Diagou. Bien sûr pour cela, il nous faudra prévoir des mécanismes d’encadrement et d’accompagnement notamment pour l’accès à des financements.

C’est pourquoi je voudrais saluer ici la CGECI Academy. C’est une excellente initiative. La future chambre s’investira elle aussi dans ce genre d’action. 

Le président de la fédération nationale des commerçants de Côte d’Ivoire (Fanacci), Soumahoro Farikou, relève que les dossiers à fournir pour être électeur sont les mêmes que ceux exigés aux potentiels candidats. Selon lui, les potentiels électeurs devront fournir certains documents administratifs dont la délivrance requiert un certain temps, notamment le casier judiciaire, l’attestation de régularité fiscale et l’attestation d’immatriculation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). A l’en croire, ces dispositions constituent un frein à l’enrôlement et à la participation des commerçants au processus électoral. Sur ce sujet, quel est votre point de vue ?

Je partage l’avis de la FENACCI sur ce point précis. Nous estimons qu’il y a trop de documents demandés pour être simplement électeur, et même aussi pour être candidat. 

Même pour les élections du Président de la République en Côte d’Ivoire, on ne demande pas autant de documents. Pour être inscrit sur les listes électorales nationales pour les élections politiques nationales ou locales on ne demande que la carte nationale d’identité. Nous comprenons donc mal que pour une élection de chambre de commerce, on puisse demander aux entreprises de présenter des casiers judiciaires, des certificats de résidence des attestations de régularités aussi bien sociales que fiscales. Et tout ca dans un délai de seulement 14j, alors qu’on connait tous la lenteur de nos administrations à délivrer le moindre papier. Nous estimons que tout ca est surabondant pour une simple élection de chambre de commerce. 

Nous souhaitons en conséquence un allègement de ces conditions pour les électeurs et pour les candidats et un rallongement du délai pour s’inscrire sur les listes électorales, car nous voulons le maximum d’inscrits afin que la future chambre qui sera ainsi constituée soit le parfait reflet du monde économique actuel de notre pays.

Le processus étant déjà engagé, cela ne va-t-il pas retarder les choses ?

Souvenez-vous, pour l’élection présidentielle de 2010. Combien de fois, a-t-on repoussé la date limite d’inscription sur les listes électorales ? On l’a repoussé plusieurs fois pour permettre au maximum d’Ivoiriens de s’inscrire sur ces listes. Parce que, ce qui compte, c’est la légitimité des représentants qui vont sortir de cette élection. Si on se retrouve, avec ces conditions drastiques, avec un effectif de 200 ou 300 entreprises pour faire l’élection, sur un total potentiel de 9000 entreprises qui existent en Côte d’Ivoire, vous voyez qu’il n’y aura véritablement pas de représentativité.

C’est un processus qui aurait dû s’établir sur 3 à 6 mois. Là on ne nous donne que 14 jours. Cela est trop court et ce n’est pas raisonnable. Il y a un risque important, si les conditions ne sont pas revues, de sortir des institutions qui n’auront pas une légitimité forte. Je sollicite donc la compréhension de la commission de contrôle de ces élections.

Un appel aux électeurs ?

J’invite tous les électeurs, les entrepreneurs et les entreprises notamment, à faire du mieux qu’ils peuvent, pour remplir les fiches et s’inscrire sur les listes électorales.

Nous espérons que d’ici là, le délai pour s’inscrire va être prolongé et que les documents à fournir vont être allégés. 

La période des élections est déjà arrêtée….

Oui je le sais bien, mais il faut savoir ce qu’on veut, je refuse le fétichisme des dates. On ne fait pas une élection pour satisfaire une contrainte coute que coute ; On la fait pour en tirer le meilleur parti possible et redonner de la légitimité aux élus. Quel intérêt aurait une chambre si sa légitimité est sujette à caution, si les entreprises ne s’y reconnaissent pas, parce qu’issue d’élection bâclée du fait d’une participation insignifiante ???

Un dernier mot ?

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire, après avoir réglé en partie ses problèmes politiques est en train de repartir vigoureusement au niveau économique. Il est important que les structures d’accompagnement des entreprises, entreprises qui sont les productrices de richesses et qui alimentent la production nationale, ces entreprises qui font qu’on dit que la Côte d’Ivoire est en croissance, il est important, dis-je, que ces structures d’accompagnement dont la CCI, soient en en état de fonctionner efficacement et aient une légitimité forte.

Nonobstant les difficultés d’obtention des documents dont j’ai fait état, j’invite les operateurs économiques à faire la démarche de s’inscrire sur les listes électorales pour faire entendre leurs voix. Ceci est extrêmement important. 

Je leur dis aussi que la démarche de Mr Faman et moi-même de nous mettre ensemble, de proposer un projet commun est pertinent. Je le dis, l’alliage de l’expérience et des idées novatrices que nous constituons, est une chance pour le monde économique. Il faut que les entreprises aient à l’esprit que la chambre est leur affaire, que personne ne parlera mieux de leurs problèmes que leurs représentants qu’ils vont élire à la Chambre de Commerce. Qu’elles ne se trompent donc pas de choix et nous comptons sur elles pour le faire en toute indépendance et en toute intelligence.

Je leur propose un projet ample et cohérent pour faire de la CCI, le cœur battant du développement économique de la cote d’ivoire.

Source: LE MANDAT

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