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Christophe Youtemba: “ Les clients sont de plus en plus exigeants et veulent avoir droit au service pour lequel ils ont payé, voire plus”

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De passage à Dakar, Sacha Poignonnec, co-fondateur de Jumia a tenu à partager son expérience avec un public composé d’étudiants, de professionnels et d’acteurs du e-commerce local. 

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S’il y a quelqu’un de qualifié pour parler du secteur hôtelier camerounais, c’est bel et bien monsieur Christophe Youtemba, cet homme qu’il convient de qualifier de « dinosaure ». Directeur d’exploitation de l’hôtel la Falaise depuis quelques années déjà,

un établissement 4 étoiles de la ville de Yaoundé, monsieur Youtemba a réussi aux côtés d’illustres noms comme Pierre Mouafo de l’hôtel Sawa, à faire évoluer le niveau de l’hôtellerie camerounaise.

Partenaire du site Jumia Travel à travers l’hôtel la Falaise dont il préside les destinées depuis quelques années, ce féru de l’hôtellerie se propose à travers cette interview, d’analyser la situation du secteur tout entier en présentant ses atouts, ses opportunités ainsi que les faiblesses de ce domaine d’activité encore en construction.

Quel est votre regard sur l’activité hôtelière au Cameroun ? Y a-t-il eu une amélioration par rapport aux années précédentes ?

L’activité hôtelière au Cameroun a été très florissante ces dernières années. Cette activité a connu beaucoup d’amélioration depuis 2010 ; année au cours de laquelle le Cameroun est devenu une destination touristique d’après les normes définies par l’Organisation Mondiale du Tourisme. De 572 728 visiteurs internationaux en 2010, le Cameroun est passé à plus de 912 000 visiteurs en 2014. Actuellement, le Cameroun tutoie le million de visiteurs par an. Bien que inferieure à certains pays ayant le même potentiel, cette progression a favorisé la création des établissements hôteliers, afin de répondre aux besoins en hébergement. Entre 2011 et 2012, le Ministère du tourisme et des loisirs a délivré une soixantaine d’autorisations d’ouverture d’hôtels. L’an passé, selon les chiffres du MINTOUL (ministère du tourisme et des loisirs), le Cameroun comptait 212 hôtels classés, de 2 à 5 étoiles, chiffre qui a presque doublé en une décennie. Les projets de constructions actuellement en cours dans les villes de Douala et Yaoundé témoignent du dynamisme de ce secteur. Certains groupes comme LA FALAISE HÔTELS se démarquent particulièrement. Après l’ouverture en juillet 2014 de l’hôtel la FALAISE à YAOUNDÉ, le groupe prépare l’ouverture d’un hôtel ultra moderne à Bonapriso, portant ainsi le parc à cinq hôtels au Cameroun ; sans parler de l’Afrique du sud. Malgré ces signes de vitalité, l’activité hôtelière a évolué au Cameroun à différente vitesse : - d’une part, alors que cette activité a été complètement plombée dans le grand nord du fait de l’insécurité créée par Boko haram, la partie EST du Cameroun a connu un boom grâce aux séjours longue durée du personnel des ONG, venu gérer le flux des réfugiés en provenance de la république Centrafricaine ; - D’autre part, malgré la construction de nouvelles infrastructures, la capacité hôtelière reste déficitaire au vu du potentiel touristique que représente le Cameroun. Lorsque la ville de Yaoundé accueille par exemple un seul évènement à caractère international, le besoin en hébergement se fait sentir de façon criarde. C’était le cas lors de la CAN féminine 2016, lors du salon PROMOTE 2017, ou encore lors de la réunion INTERPOL, pour ne citer que ces exemples récents.

Quels sont les grands défis qui attendent ce secteur ?

Les grands défis qui attendent ce secteur sont à mettre en lien avec le grand secteur du Tourisme dans toutes ses composantes. Que soit le Tourisme culturel, d’affaire, sportif, balnéaire, Safari ou encore l’éco tourisme, le Cameroun regorge des potentiels dont le développement attirera à n’en point douter de nombreux visiteurs ; consommateurs des nuitées d’hôtels. L’organisation au Cameroun de la CAN 2019 est un grand défi qui va surement être relevé par le secteur de l’hôtellerie au vue des actions qui sont engagées par les différents acteurs. Cet évènement sportif va très certainement marquer un nouveau point de départ dans le secteur de l’hôtellerie au Cameroun. Au-delà de la construction des structures hôtelières aux standards internationaux, l’un des grands défis reste à mon avis, la qualité de service dans les établissements. L’accueil étant l’un des aspects les plus importants dans cette démarche, la satisfaction du client doit être une priorité absolue. Les clients sont de plus en plus exigeants et veulent avoir droit au service pour lequel ils ont payé, voire plus. Il faut que la formation professionnelle aussi bien des futurs cadres dirigeants que du personnel opérationnel, tienne compte de ces réalités. Le personnel déjà en poste devra constamment être recyclé afin de maîtriser les fondamentaux du métier et s’adapter à l’environnement sans cesse en évolution. L’HOMME doit rester au cœur de toute la démarche.

Comment appréhendez-vous le futur ? Faut-il envisager les lendemains meilleurs ?

Le futur du secteur de l’hôtellerie sera à l’image du Cameroun, de son économie. Le document Stratégique pour la croissance et l’emploi en fixe les perspectives. Ce futur sera meilleur si l’ensemble des acteurs du secteur jouent chacun son rôle. Il faut une réelle volonté politique pour mobiliser les efforts et surtout encourager les initiatives privées. Je pense que c’est dans cette perspective que la 14eme session du Conseil national du tourisme tenu en juillet 2016 avait pour thème « LE DÉVELOPPEMENT DE L’INDUSTRIE HÔTELIÈRE DANS LA PERSPECTIVE DE L'ÉMERGENCE ». Le gouvernement Camerounais a proposé deux axes de développement : d’une part il faut renforcer et consolider le parc hôtelier de l’Etat ; et d’autre part, apporter un appui multiforme aux promoteurs privés qui voudraient investir dans le secteur de l’hôtellerie au Cameroun. Ceci dit, il faut agir. Il faut matérialiser cette politique sur le terrain par des actions concrètes, gage de lendemains meilleurs. Bien évidemment nous devons tous, chacun à son niveau, veiller à préserver dans notre pays la paix et la sécurité sans lesquelles aucune activité économique ne peut être florissante. 

Simon Mbelek

Public Relations Manager - Jumia Travel 

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